Les bars accomplissent à chaque marée un cheminement de 12 heures, un aller, puis un retour. Ce périple part d’une zone de repos, d’ordinaire une zone de grandes algues laminaires, himanthales ou autres, ou un secteur rocheux, pour revenir à ce point de départ. Plus le coefficient est grand plus le trajet est long, ce qui explique que les poissons ne font que des étapes brèves sur des pools pour se nourrir.A l'inverse, lors des petits < coefs >, les haltes pour le nourrissage sont nettement plus longues sur des pools ou des spots restreints, parfois nommés < Basses > ou < bases >. D'année en année, les mêmes

spots sont fréquentés.

Il faut savoir différencier un pool qui peut être parfois un secteur assez grand où les bars s'activent, le plus souvent après des poissonnets, d'un spot où les recherchent des proies, généralement benthiques sont plus longues, plus méthodiques et où parfois les carnassiers pratiquent l'affût.

A l’étale de basse mer, les bars se tiennent prêts à remonter dès les prémices des premiers flots. Ce sont d’abord les plus jeunes sujets qui bougent, puis les moyens et pour finir les plus gros qui commencent le périple entre la première et la troisième heure de la montante.

Sur les plages, la remontée se fait d’abord perpendiculairement au rivage, c’est à dire dans le sens des vagues, pour finir parallèlement à la côte, vers la cinquième heure de montante.

En estuaire, les poissons remontent d’un côté du cours d’eau, le plus souvent à droite – à cause de leurs yeux directeurs -. Lors de l’amorce du reflux, ils redescendent de l’autre côté, souvent très vite lorsqu’il y a peu de proies, à regret et en suivant le courant, lorsque les crabes verts sont nombreux.

A la roche, si la profondeur est importante, les bars peuvent stationner plus ou moins longtemps.

D’une manière générale, sur les plages, les marées montantes sont meilleures, exception faite des grèves où se jette un cours d’eau. Là, les deuxième et troisième heures des descendantes réservent parfois d’heureuses surprises.

En estuaire, les deux premières heures du flot peuvent être bonnes, sous réserve de longer les rives et de pêcher avec des leurres ou de se poster relativement haut pour proposer des crabes mous. En eaux saumâtres l’heure d’avant et d’après les étales de pleines et de basses mers sont toujours intéressantes et, aux embouchures, les trois premières heures de jusant ou reflux font souvent la différence.

A la roche, on peut pêcher trois heures avant et trois heures après la pleine mer, sous réserve que le coefficient du jour apporte la hauteur d’eau suffisante pour pratiquer dans de bonnes conditions avec des leurres, à soutenir aux appâts ou aux flotteurs avec des vifs.

Pour résumer, à choisir préférez une marée montante à une marée descendante, par exemple pour pêcher aux leurres et si les stades de marées tombent mal, utilisez plutôt des appâts que des poissons nageurs pendant les périodes de reflux.

Ne jamais quitter un poste de pêche à l’approche d’une étale, surtout si rien n’a été pris avant. L’étale, période où la mer arrête tout mouvement est courte, environ 20 minutes. Pendant ce laps de temps, il faut insister, c'est-à-dire changer souvent d’appâts ou essayer différents leurres.

Commentaires  

#1 retha 30-01-2017 09:32
Bonjour,

D'après mes observations personelles, j'ai fait plus de 90% de mes prises aux leurres du bord à la marée descendante. En effet, lorsque la marée descend, les bars vont se poster pour attendre que le petit fretin arrive directement sur eux, ils sont en poste et ne vont pas se fatiguer à chasser comme lors de la marée montante.
#2 ManiX_BzH 30-01-2017 14:26
Oui suis aussi d'accord avec toi, beaucoup de poissons prennent leur temps pour redescendre sur leur poste d'attente, il se sont souvent déjà gaver donc ne sont plus pressé de manger et picore ça et là; et si une proie se présente à eux l'opportunité fera qu'ils la goberont ;-)

Vous n'avez pas les droits pour poster un commentaire, veuillez vous enregistrer