La température de l'eau est l'élément déterminant dans le déclenchement des déplacements printaniers et automnaux des bars et donc de leurs répartitions géographiques à ces époques.

La température a également des incidences significatives sur leurs façons de s'alimenter et sur leurs recherches spécifiques de proies.

A gauche, vous avez la courbe de température des eaux à Marseille ( je sais c'est pas forcément la Bretagne mais cela vous donne une idée possible de la courbe en cliquant sur l'image)

 

C’est la température de l’eau la plus basse acceptable pour le frai.

08° En-dessous, le bar cesse de s'alimenter et entre en semi-léthargie.

10° C’est la température la plus haute acceptable pour le frai. C’est également celle nécessaire pour un début timide de recherche active de proies et d’appâts sur le fond, du moins dans la partie Nord de sa zone de répartition.

 

A partir d'ici en gros, on peut enfin pêcher ! ( mais attention de ne pas être dans la période de frai)

12° C’est la température idéale pour la répartition homogène printanière sur les différents secteurs côtiers, mais les bars chassent toujours sur le fond. C’est également celle qui détermine les pré-rassemblements automnaux. Jusqu’à 12 degrés centigrades, les leurres de surface et peu plongeants sont peu efficients, ce qui laisse la part belle aux poissons nageurs à grande bavette et aux Plugs grands plongeurs, Crankbaits ou autres. C’est également la bonne température pour les pêches avec des appâts posés sur le fond.

15° Les bars commencent à remonter chasser sous la surface, ce qui indique le début de la période d’utilisation des Pencils, Sticks Baits et d’une manière générale, de tous les leurres de surface ou Topwaters, mais également celle de certains leurres Souples  et des appâts ou vifs décollés du fond.

20° Le manque d’oxygène et la chaleur rendent les bars amorphes, ils quittent les eaux peu profondes pour aller chasser dans celles plus fraîches ou plus brassées. telles les zones de fort courant où les bords de mer exposés à la houle.

 

Pour aller plus loin, voici un extrait de l'Ifremer :

http://archimer.ifremer.fr/doc/00365/47659/47696.pdf

Au printemps, le rayonnement solaire commence à dominer le refroidissement par évaporation. La température de surface augmente alors de plusieurs degrés, créant ainsi une couche de surface plus chaude (sur environ 20 mètres), donc moins dense, qui isolera efficacement les couches d’eau profondes jusqu’à l’automne. La frontière entre la couche de surface et les couches de fond est franche et efficace. Elle est appelée thermocline saisonnière et correspond également à une barrière biologique. Il faut de l’énergie pour casser cette barrière et mélanger les eaux de surface et de fond. Cela peut se produire à l’occasion de coups de vent ou de tempêtes. En Manche – mer du Nord et mers Celtiques, les courants de marée, parfois violents, interdisent en certains endroits la formation de cette thermocline. Près des côtes, en fonction de leur orientation, le vent peut aussi écarter la couche d’eau chaude de surface vers le large et « pomper » de l’eau profonde et froide. Ce phénomène appelé « upwelling » est surtout sensible dans le golfe du Lion, en Méditerranée. Plus en profondeur, la température varie moins au cours de l’année.

Exemple :

temperature manche fondtemperature manche 5mtemperature gole 5m

 

 

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